Chiffres du chômage et de la recherche d'emploi en France en 2026, sources officielles
Au deuxième trimestre 2026, le taux de chômage est de 8,3 % en France, soit environ 2,7 millions de personnes, selon l'Insee. Au troisième trimestre, 3 353 400 personnes sont inscrites à France Travail sans aucun emploi. 671 000 personnes sont au chômage depuis au moins un an, et les employeurs prévoient environ 2,3 millions de recrutements en 2026.
Mis à jour le . Relu par Jérémie Chiari, fondateur de Jobaiko.
Quel est le taux de chômage en France en 2026 ?
Au deuxième trimestre 2026, le taux de chômage au sens du Bureau international du travail est de 8,3 % de la population active en France, d'après l'Insee, dans sa publication du 7 août 2026. Il augmente de 0,2 point sur le trimestre et de 0,7 point sur un an. Environ 2,7 millions de personnes sont au chômage, soit 62 000 de plus qu'au trimestre précédent.
L'Insee précise que c'est le niveau le plus haut depuis le troisième trimestre 2020, tout en restant 2,2 points sous le pic de mi-2015. Le chiffre est une estimation issue d'une enquête : sa marge d'incertitude est d'environ 0,3 point, à la hausse comme à la baisse.
Un changement de champ est à noter : depuis cette publication, les séries de l'Insee couvrent la France entière, Mayotte comprise, ce qui relève le taux d'environ 0,06 point par rapport au champ précédent. La prochaine publication de l'Insee sur le chômage est prévue le 10 novembre 2026 ; les chiffres de cette page seront mis à jour à cette occasion.
| Indicateur | Valeur | Période | Source |
|---|---|---|---|
| Taux de chômage (BIT) | 8,3 % | 2e trimestre 2026 | Insee |
| Nombre de chômeurs (BIT) | environ 2,7 millions | 2e trimestre 2026 | Insee |
| Chômage des 15 à 24 ans | 21,6 % | 2e trimestre 2026 | Insee |
| Chômage des 25 à 49 ans | 7,5 % | 2e trimestre 2026 | Insee |
| Chômage des 50 ans et plus | 5,5 % | 2e trimestre 2026 | Insee |
| Chômage de longue durée | 671 000 personnes, 2,1 % des actifs | 2e trimestre 2026 | Insee |
| Halo autour du chômage | environ 1,9 million, 4,4 % des 15 à 64 ans | 2e trimestre 2026 | Insee |
| Sous-emploi | 4,4 % des personnes en emploi | 2e trimestre 2026 | Insee |
| Taux d'emploi des 15 à 64 ans | 69,0 % | 2e trimestre 2026 | Insee |
| Inscrits en catégorie A | 3 353 400 | 3e trimestre 2026 | France Travail et Dares |
| Inscrits en catégories A, B, C | 5 847 500 | 3e trimestre 2026 | France Travail et Dares |
| Inscrits depuis un an ou plus (A, B, C) | 46,8 %, soit 2 734 900 | 3e trimestre 2026 | France Travail et Dares |
| Projets de recrutement prévus | environ 2,3 millions | année 2026 | France Travail, enquête BMO |
| Projets jugés difficiles | 43,8 % | année 2026 | France Travail, enquête BMO |
Qui est le plus touché par le chômage ?
Les jeunes, de loin. Au deuxième trimestre 2026, l'Insee mesure un taux de chômage de 21,6 % chez les 15 à 24 ans, contre 7,5 % chez les 25 à 49 ans et 5,5 % chez les 50 ans et plus. Le taux a augmenté sur le trimestre dans toutes ces tranches d'âge.
Ce taux des jeunes se lit avec précaution : beaucoup de 15 à 24 ans sont étudiants et ne font pas partie de la population active, si bien que le taux porte sur un groupe plus petit, celui des jeunes déjà sur le marché du travail.
Entre femmes et hommes, l'écart est faible : 8,2 % pour les femmes, en hausse de 0,4 point sur le trimestre, et 8,5 % pour les hommes, stable. Le taux d'emploi des 15 à 64 ans, c'est-à-dire la part de personnes qui ont un emploi, recule de 0,3 point à 69,0 %, et le taux d'activité, qui ajoute les chômeurs, s'établit à 75,4 %.
Combien de personnes cherchent un emploi sans être comptées comme chômeuses ?
Le chômage au sens du Bureau international du travail ne compte que les personnes sans emploi, disponibles rapidement et qui ont cherché activement. Autour de lui, l'Insee mesure un « halo » : des personnes qui souhaitent travailler mais ne remplissent pas toutes ces conditions, par exemple parce qu'elles ne sont pas disponibles tout de suite ou n'ont pas cherché le mois précédent.
Au deuxième trimestre 2026, ce halo compte environ 1,9 million de personnes, soit 4,4 % des 15 à 64 ans, un niveau stable sur le trimestre. Le sous-emploi, qui regroupe surtout des personnes à temps partiel souhaitant travailler davantage, concerne 4,4 % des personnes en emploi.
Ces deux chiffres rappellent que la recherche d'emploi dépasse largement le seul chômage officiel : des personnes en poste veulent changer ou travailler plus, d'autres attendent de pouvoir reprendre.
Combien de personnes sont inscrites à France Travail ?
Au troisième trimestre 2026, en moyenne, 3 353 400 personnes étaient inscrites à France Travail en catégorie A, c'est-à-dire tenues de rechercher un emploi et sans aucun emploi, en France hors Mayotte. Ce nombre augmente de 0,9 % sur le trimestre et de 2,1 % sur un an. Avec les personnes en activité réduite, les catégories A, B et C réunissent 5 847 500 inscrits, en hausse de 0,8 % sur le trimestre et de 2,4 % sur un an.
Ces chiffres viennent de la statistique du marché du travail de France Travail et de la Dares, publiée le 28 octobre 2026 ; nous les citons d'après le bulletin officiel de la Dreets de Normandie du 28 octobre 2026, qui reprend les données nationales. La publication nationale de la Dares présente les mêmes séries. Les données sont corrigées des variations saisonnières.
Le détail des catégories éclaire la diversité des situations. Au troisième trimestre 2026, 872 500 inscrits exercent une activité réduite courte (catégorie B) et 1 621 600 une activité réduite longue (catégorie C) : ils travaillent déjà un peu, tout en cherchant davantage. S'y ajoutent 382 200 personnes déjà en emploi qui cherchent un autre poste (catégorie E), et 358 000 sans emploi mais pas immédiatement disponibles, par exemple en formation (catégorie D).
Une précaution s'impose depuis 2025 : en application de la loi pour le plein emploi, certains publics sont inscrits automatiquement à France Travail depuis janvier 2025, dont les bénéficiaires du RSA et les jeunes suivis par les missions locales. Deux nouvelles catégories statistiques ont été créées pour en tenir compte, mais les évolutions sur un an restent à lire avec prudence.
Pourquoi le chômage et le nombre d'inscrits ne donnent-ils pas le même chiffre ?
Parce qu'ils ne mesurent pas la même chose. Le taux de chômage de l'Insee vient d'une enquête auprès des ménages et applique la définition internationale du Bureau international du travail. Le nombre d'inscrits vient des fichiers de France Travail : il compte des personnes inscrites, avec leurs propres règles de catégories.
Une personne peut être inscrite à France Travail sans être chômeuse au sens de l'Insee, par exemple si elle a travaillé quelques heures dans le mois, et inversement, un chômeur peut ne pas être inscrit. C'est pourquoi on trouve 2,7 millions de chômeurs d'un côté et 3,35 millions d'inscrits en catégorie A de l'autre, sans contradiction.
Pour suivre l'évolution du marché du travail, l'Insee est la référence ; pour connaître la charge des agences et les publics accompagnés, ce sont les chiffres de France Travail et de la Dares.
Combien de temps faut-il pour trouver un emploi ?
Il n'existe pas un chiffre officiel unique de la durée de recherche d'emploi en France : la durée dépend du métier, de la région, de l'âge et de la façon de chercher. Deux indicateurs officiels donnent toutefois un ordre de grandeur sur les recherches qui s'allongent.
Le premier est le chômage de longue durée, mesuré par l'Insee : au deuxième trimestre 2026, 671 000 personnes étaient au chômage depuis au moins un an, soit 2,1 % de la population active, en hausse de 0,4 point sur un an. Le second vient de France Travail et de la Dares : au troisième trimestre 2026, 46,8 % des inscrits en catégories A, B et C l'étaient depuis un an ou plus, soit 2 734 900 personnes, une part en hausse de 2,6 points sur un an.
Les sorties des listes donnent un autre éclairage : au troisième trimestre 2026, en moyenne, 999 000 personnes sont sorties des catégories A, B et C. Mais la Dares précise que les reprises d'emploi n'y sont comptées que lorsqu'elles sont déclarées à France Travail, et qu'une mesure plus complète vient de son enquête auprès des sortants : ce nombre ne permet donc pas, seul, de dire combien de personnes ont retrouvé un travail.
Ce second chiffre a une limite que la Dares signale elle-même : l'ancienneté est remise à zéro dès qu'une personne sort des catégories A, B et C, ne serait-ce qu'un jour. Il ne dit donc pas combien de temps une personne met à retrouver un emploi, mais combien sont inscrites sans interruption depuis longtemps.
Où le chômage est-il le plus élevé ?
Les écarts entre régions sont nets. Au deuxième trimestre 2026, d'après l'Insee, le taux de chômage est le plus bas en Bretagne et dans les Pays de la Loire, à 6,8 %, et le plus haut en métropole dans les Hauts-de-France, à 10,0 %, devant l'Occitanie, à 9,7 %, et Provence-Alpes-Côte d'Azur, à 8,7 %. Entre la région de métropole au taux le plus bas et celle au taux le plus haut, l'écart atteint 3,2 points, et il dépasse 7 points entre le Cantal et les Pyrénées-Orientales.
Les départements d'outre-mer restent bien au-dessus : 12,8 % en Martinique, 16,4 % en Guadeloupe, 18,8 % à La Réunion et 20,4 % en Guyane. Parmi les départements de métropole, les Pyrénées-Orientales ont le taux le plus élevé, 12,8 %, et le Cantal le plus faible, 4,8 %, suivi de la Lozère, 5,0 %.
Ces taux localisés ne couvrent pas Mayotte, et l'Insee rappelle que les données des départements d'outre-mer sont plus volatiles d'un trimestre à l'autre.
| Région | Taux de chômage |
|---|---|
| Hauts-de-France | 10,0 % |
| Occitanie | 9,7 % |
| Provence-Alpes-Côte d'Azur | 8,7 % |
| Île-de-France | 8,2 % |
| Grand Est | 7,9 % |
| Normandie | 7,9 % |
| Centre-Val de Loire | 7,8 % |
| Nouvelle-Aquitaine | 7,5 % |
| Bourgogne-Franche-Comté | 7,4 % |
| Auvergne-Rhône-Alpes | 7,2 % |
| Corse | 6,9 % |
| Bretagne | 6,8 % |
| Pays de la Loire | 6,8 % |
| Martinique | 12,8 % |
| Guadeloupe | 16,4 % |
| La Réunion | 18,8 % |
| Guyane | 20,4 % |
Combien de recrutements les employeurs prévoient-ils en 2026 ?
L'enquête Besoins en main-d'œuvre 2026 de France Travail, publiée le 21 avril 2026, recense environ 2,3 millions de projets de recrutement pour l'année, en baisse de 6,5 % sur un an. Les employeurs jugent difficiles 43,8 % de ces projets, et 23 % des établissements prévoient de recruter.
Dans la base ouverte de l'enquête, que nous avons additionnée sur ses 406 bassins d'emploi, les métiers qui prévoient le plus de recrutements sont les aides de cuisine et employés polyvalents de la restauration, avec 97 076 projets, puis les serveurs, avec 93 769 projets. Près d'un projet sur trois y est saisonnier.
Ces chiffres sont des intentions d'embauche, pas des offres publiées. Ils montrent néanmoins que, même quand le chômage augmente, les employeurs prévoient des recrutements nombreux, et en jugent beaucoup difficiles : chômage élevé et difficultés de recrutement coexistent, parce que les postes ouverts et les personnes qui cherchent ne se trouvent pas toujours dans les mêmes métiers ni aux mêmes endroits.
Comment lire ces chiffres pour sa propre recherche d'emploi ?
Un taux national ne dit presque rien de votre situation. Le chômage varie du simple au double d'une région à l'autre, et plus encore d'un métier à l'autre. Pour votre recherche, trois chiffres comptent davantage : le taux de chômage de votre département, le nombre de recrutements prévus dans votre métier et votre bassin d'emploi, et la part de ces recrutements que les employeurs jugent difficiles.
Ne vous découragez pas non plus devant la hausse du chômage de longue durée : ces moyennes mélangent des situations très différentes. Une recherche régulière, ciblée sur deux ou trois postes réalistes, avec des alertes et un suivi de vos candidatures, reste ce que vous maîtrisez.
Si vous reprenez ces chiffres, citez la source et la date de chacun : l'Insee pour le chômage, France Travail et la Dares pour les inscrits, l'enquête BMO pour les recrutements. Cette page est datée et sera mise à jour à chaque nouvelle publication.
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Questions fréquentes
Quel est le taux de chômage en France aujourd'hui ?
8,3 % de la population active au deuxième trimestre 2026, selon l'Insee, soit environ 2,7 millions de personnes. La prochaine publication de l'Insee est prévue le 10 novembre 2026.
Combien y a-t-il de demandeurs d'emploi en France ?
Au troisième trimestre 2026, 3 353 400 personnes étaient inscrites à France Travail en catégorie A, sans aucun emploi, et 5 847 500 en catégories A, B et C, en France hors Mayotte. Ces chiffres sont publiés chaque trimestre par France Travail et la Dares.
Combien de temps faut-il pour trouver un emploi ?
Il n'existe pas de durée officielle unique. Selon l'Insee, 671 000 personnes étaient au chômage depuis au moins un an au deuxième trimestre 2026, et 46,8 % des inscrits en catégories A, B et C l'étaient depuis un an ou plus au troisième trimestre.
Pourquoi le nombre de chômeurs et le nombre d'inscrits sont-ils différents ?
L'Insee mesure le chômage par une enquête et selon la définition internationale ; France Travail compte les personnes inscrites, selon ses catégories. Une personne peut être dans l'un sans être dans l'autre.
Quelle région a le taux de chômage le plus faible ?
La Bretagne et les Pays de la Loire, à 6,8 % au deuxième trimestre 2026, selon l'Insee. Le plus élevé de métropole est celui des Hauts-de-France, à 10,0 %.
Sources
- Chômage au sens du BIT et indicateurs sur le marché du travail, deuxième trimestre 2026 (Informations rapides n° 192), Insee (source officielle), 2026-08-07.
- Taux de chômage localisés, deuxième trimestre 2026 (Informations rapides n° 223), Insee (source officielle), 2026-09-18.
- Les inscrits à France Travail au 3e trimestre 2026 (bulletin régional reprenant les données nationales France Travail et Dares), Dreets Normandie, d'après France Travail et Dares (STMT) (source officielle), 2026-10-28.
- Les inscrits à France Travail au 3e trimestre 2026, publication nationale (lien de référence ; les chiffres de cette page sont repris du bulletin de la Dreets de Normandie), Dares, ministère du Travail (source officielle), 2026-10.
- Enquête BMO 2026 : France Travail déploie sa stratégie sectorielle face à près de 2,3 millions de projets de recrutement, France Travail (source officielle), 2026-04-21.
- Enquête Besoins en main-d'œuvre (BMO) 2026, base de données ouverte, France Travail, sur data.gouv.fr (source officielle), 2026-04-21.
Page relue par Jérémie Chiari, fondateur de Jobaiko, le . Première publication le .
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